A Kriss.
« Tu me fais peur monsieur. »
Je pense que c’est la première chose que j’aurais du te dire. Mais non, forcément j’ai dit que j’étais ravie de te connaître. Je suis toujours ravie de connaître des gens.
Intriguée je t’ai suivie du regard tous ces jours là, ou j’étais trop mal a l’aise pour te parler.
Ce que je voyais c’était un gay trop sarcastique pour être honnête. Suspicieuse je t’ai suivie du regard tous ces mois.
Quelque chose clochait. Ah oui, je sais. Gay.
Trop gay pour être honnête. Dommage je me suis dit à un moment, il est mignon quand même.
Passons à autre chose.
Fichtre je le vois souvent quand même ce garçon. Avec son rire trop bref.
Et puis j’ai compris.
Les débuts on été étranges, j’aimais sentir ton contact. Tes étreintes passagères, quand on se croisait. C’était bien.
J’ai compris qu’on était un peu pareils. Deux handicapés de la société. Chacun dans son style.
J’ai une seule image de toi, jambes croisées, café, clope Ventoline. Regard perçant.
Un peu comme tes attributs.
Maintenant j’ai plus peur, je me confie. Quoi que je dise, tu comprendras j’en suis sure. Même mes stupidités les plus profondes que je dis juste pour t’entendre rire.
Définitivement trop humain pour être honnête.
1 commentaires:
Trop rousse pour être honnête, j’aurais pu coincer Marc contre un mur, à l’angle d’une porte ou de la rue, juste le tenir contre moi et lui dire n’importe quoi. Un air de rien j’y touche pas fume une clope sur la canapé rouge en rangers kilt, les yeux qui disent même pas peur monsieur, je suis là effacée voire trop présente sans même rien dire. Marc, trop gay pour être une fille.
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