samedi 24 novembre 2007

Regardez-moi

J’aime bien vous regarder.

Vous voir rire aux éclats, pleurer, sourire… J’admire votre joie, votre bonheur.

Parfois même j’envie votre insouciance.

Mon corps est là, souriant aussi.

Mais moi je suis ailleurs. Derrière cette putain de vitre. Invisible. Mais infranchissable pour moi.

J’ai essayé, je l’ai martelée de mes poings, chaque parcelle de mon corps à été projeté contre cette surface dure et froide. J’y arrive pas.

Ne me le reprochez pas, j’y peux rien.

Chaque moment de ma vie je le passe a solidifier ces murs. De nombreuses fissures le parcourent, mais il tient bon. J’aimerais le détruire… mais j’ai peur de casser autre chose. Ma stabilité (du moins, apparente).

Ne sachant que faire d’autre je le consolide et j’espère qu’un jour quelqu’un vienne avec une masse… le briser pour moi.

En attendant je vous regarde, vous ébattre, vous débattre. En ayant l’impression d’être de trop, prenant de la place dans vos vies.

J'existe, merde.


Intolérable vérité.

Viens avec moi

Il me tendait la main, je n'avais qu'un geste a faire pour le suivre. Qu'un seul geste pour tout changer.
J'aurais pu.

J'ai refusé.

"Non"

J'ai ouvert les yeux et j'ai décidé de vivre. Vivre sans lui, pour lui.

"Oui pleure, le bonheur évanoui..."

Parfois je pense a toi. Tout ce que tu m'évoques c'est ton corps glacé dans cette pièce qui vomissait de fleurs brodées, sur les murs, sur le sol, sur les rideaux...
Je m'étais assise le plus loin possible de Toi.

Je ne voulait pas te regarder, voir ton corps mort. Je ne me suis pas approchée. J'ai juste fui.
Quand je t'ai revu... tu etouffais dans cette boite étroite qu'on a enfoncé dans le sol gelé.

Triste fin.

Ce jour là j'ai enterré mon coeur en meme temps que toi. J'ai arraché chaque morceau brisé et je les ai jetés dans le trou béant. Ils ont rebondit sur ton cercueil laissant des trainées sanguinolentes.

Je t'en ai voulu. Longtemps.

...je t'en veux encore.

Comment as-tu pu me faire ça?
Partir sans moi. M'abandonner là, dans le noir. Tu n'a pas entendu mes cris? Tu n'a pas voulu les écouter.

Pas grave. Je peux survivre sans toi, la preuve.

C'est juste que ça fait mal.

vendredi 9 novembre 2007

^^

lundi 5 novembre 2007

Schizophrénie ?


Je deviens une femme \o/
Fichtre

(désolée pour le style, il était 1h00 du mat...)

dimanche 4 novembre 2007

Photo

Ca c'est moi. Jolie hein?
Hé oui, merci photoshop.

Cimetière

Je montais des marches , depuis des heures déjà. Toujours cette succession d’escaliers, il fallait que j’arrive au bout. Impossible de reculer car à chaque pas mon escalier rouge risquait de s’effondrer.

Je me mis à courir, pour éviter la chute vertigineuse mais surtout pour découvrir ce qu’il m’attendais en haut.

Aucune fatigue, aucun essoufflement…aucune sensation, seulement le sentiment agréable de l’effort.

Mon pied dérape, je vais tomber. Non ! De justesse je m’accroche à quelque chose de solide, je me hisse sur cette étrange plateforme. Suis-je arrivée au bout ?

Il n’y a plus de lumière, tout est sombre. Je ne vois même pas mes mains que j’approche de mon visage.

Je n’entends pas non plus le bruit de mes pas. Ou puis-je bien être ?

Je tends les bras, je tourne sur moi-même, rien. Que du vide. Alors j’avance, les pupilles exagérément dilatées en quête d’une source lumineuse à capter.

Toute notion du temps m’échappe. Depuis combien de temps suis-je dans cet endroit ? Une heure, un an… ?

Le découragement me gagne, je ne sais plus dans quelle direction aller. Je murmure tout bas :

-Aidez moi…

A cet instant une petite lumière s’allume au loin. Je me hâte de la rejoindre, elle devient de plus en plus lumineuse. Je vais enfin voir ce que je cherchais !

J’entre dans le halo lumineux, sans pour autant distinguer quoi que ce soit. J’attends que mes yeux s’habituent à la lumière…

Il y a quelqu’un. Là bas, au loin. Il me tourne le dos.

Qui est ce ?

J’approche tout doucement, je commence à le reconnaître. Cette silhouette m’est familière. Beaucoup trop familière.

Qu’est ce qu’Il fait là ? Pourquoi ?

Mon cœur bat la chamade. Je vais enfin pouvoir lui parler, l’enlacer. Lui dire tout ce que j’aurais du lui dire.

Je marche plus vite, il me tarde de le rejoindre. Il ne bouge pas, il ne m’a pas encore entendue. C’est pas grave, je vais le surprendre. Ca me fait tellement plaisir que j’en ai mal.

J’ai mal. Plus je m’approche plus j’ai mal. Une douleur sourde dans tout le corps.

Je titube, à quelques mètres de Lui. Je tombe sur le sol, sans un bruit.

J’essaye de l’appeler, de gémir, pour qu’Il m’entende. Il ne se retourne pas. Il ne veut pas me voir.

Mon corps s’engourdit, les larmes brouillent ma vision. Tout est flou, mais je vois encore sa silhouette, celle çi semble se dissoudre dans la lumière.

Papa !

Froid. J’ai froid. Je sens chaque partie de mon corps.

Mes paumes crispées sur le marbre gris sont douloureuses. Mes genoux se sont écorchés sur les gravillons de l’allée.

Je me relève en chancelant. J’essuie mes larmes et je regarde autour de moi.

La nuit tombe sur le cimetière. Je vais rentrer, maman va s’inquièter…

Prostituée

"Les prostituées sont des femmes qui ont très vite compris que leurs meilleures amies étaient leurs jambes et qu'il fallait très souvent écarter ses meilleures amies."
Coluche

Musicien


Un autre pour la route... =)

...

En ce moment je m'amuse bien avec Illustrator. Voilà un exemple.

Moi

Puisque je commence un blog je vais parler de moi.

Comment resumer ma vie?

Facile. Un avant, et un après.

Avant.


Insouciance, beautée...
Mon origine je la retrouve en alsace, mais n'allez pas me dire que je suis alsacienne. Ca non!
Toute petite déja je déménageais, loin. Bien plus loin que je pouvais l'imaginer à l'époque.

7 ans

Les Caraïbes.
Ca m'évoque tant de choses, des couleurs principalement. Aveuglantes, psychédéliques même. Le turquoise de la mer, l'or du sable, le vert quasi fluorescent de la fôret tropicale.
Mais aussi des odeurs, des sons les djembés au loin. L'odeur des feux de bois, les ombres qui se découpent sur le sable la nuit...mais aussi l'odeur du rhum, omniprésente dans mes souvenirs. Cette odeur est associée à la fête, et au plaisir.

Hmmm...


Mon quotidien là bas se résumait a trois choses, la mer, la famille et l'école. Et surtout à comment convaincre là 2e pour eviter la 3e et passer mon temps à la 1ere.
Simple non?

Avec le recul je peux dire que c'était la partie heureuse de mon existence.
Bien sur tout n'était pas rose, j'avais quelques problèmes d'intégration à l'école, mais le collège est une période difficile pour tout le monde n'est-ce pas?

A cette époque j'avais l'impression de faire partie d'un tout.
Moi. Maman. Papa. Mes soeurs.
Ensemble dans nos joies et nos peines.

Je ne me souciais de rien si ce n'est de mon bonheur personnel. Celui d'avoir le droit d'aller me baigner, de m'acheter une glace...
Puis, un peu plus vieille, d'avoir des (petits) amis, de trouver quelques sensations dans le sexe et la drogue. En toute innocence.

15 ans

Retour en métropole. Drôle d'impression. Reveil brutal à la réalité. Connexion avec le Monde.
La première impression : beaucoup de gens, beaucoup trop. Plus de limites bleues dans l'horizon, juste du vert et du gris.
Pas désagréable non plus je l'admet.
Apprentissage des nouveaux comportements humains qui sont de mise ici.
Ne pas dire bonjour aux gens inconnus que l'on croise, ne pas sourire en permanence. Ca fait désordre.

Mais la joie ne me quitte pas, je reviens d'un endroit où être heureux c'est être. Tout simplement.
Je m'adapte. Ca me plait finalement.

16 ans

Le lycée. Les amis. Les premières soirées. Les devoirs. Période chargée, je me construit des passions, des projets, des objectifs.
Devenir archéologue.
Je passe mon bac, je décide de faire une fac d'histoire de l'art et archéologie justement.





Après



18 ans.

Aïe.
La fac commence, ça se passe bien niveau études. Niveau famille... non.
Papa...
Une seule phrase : "Cancer, neuf mois à vivre Mr.G"

Douleur.

On attend, on espère, dans le silence des murs blancs de l'hopital. Coma. Coma white?

19 ans : 9 mois plus tard.

On n'espère plus, dans le silence du cimetière on regarde, impuissants.
C'est trop tard. C'est fini.

Pour moi (pour nous) la vie continue, essaye de continuer.
Je fais semblant d'être comme avant, mais la joie à disparu. Complètement disparue.
Je souris, je ris. Mais je me détourne pour pas qu'entre deux sourires les larmes m'innondent.

Je suis le chemin de ma vie, les études avancent bien.

20 ans.

3eme année de fac.
J'essaye de me reconstruire. J'essaye.
L'amour (IL) n'est plus là, mais je fais avec...enfin sans.

On verra bien = )